Dites, la rentrée est déjà bien entamée (on ne me dit jamais rien) et je m’aperçois que je ne vous ai pas encore causé de l’album of the year !
Mesdemoiselles, sortez ce n’est pas pour vos chastes oreilles et une lecture continue de ce qui va suivre pourrait vous conduire à souffrir d’une conjonctivite aigue jusqu’à la fin de votre existence.
Mesdames, si vous assumez votre statut nouveau de cougar de compét’, cela vous concerne.
Messieurs, assumez enfin votre part de féminité pré-quarantenaire, réalisez votre fantasme le plus intime comme lorsque vous aviez cinq ans et que vous revêtissiez la robe de votre maman.
Ça y’est tout le monde est bien coiffé. Allons-y.
Mesdames, si vous assumez votre statut nouveau de cougar de compét’, cela vous concerne.
Messieurs, assumez enfin votre part de féminité pré-quarantenaire, réalisez votre fantasme le plus intime comme lorsque vous aviez cinq ans et que vous revêtissiez la robe de votre maman.
Ça y’est tout le monde est bien coiffé. Allons-y.

Bon je vous vois d’ici (si si). Album of the Year, comme il y va ! Sachez, que j’ai déjà vu dans des expos d’Art Contemporain des choses aussi subtiles qu’un drap maculé de ronds de tasse de café se vendre 850 euros ou encore deux rondins posés l’un sur l’autre estimés à 1650 euros. Alors, je me permets. D’abord, je n’ai pas entendu un titre aussi fou que « Gros Léon »depuis des lustres, une berceuse qui se termine par une retentissante détonation de magnum 44. On y parle de sourires, de ramasser des châtaignes, de caca sur un beat ambient envoûtant qui se fait surprendre (par derrière) par une cornemuse sous speed en pleine fusillade du lycée Columbine, voilà pour le tableau.
Le duo qui forme Quasiment Pétasse nous vient d’Amiens, visiblement adorateurs de Jo Dassin et un poil communiste, propose avec leur premier album une rencontre percutante entre Negativland, Taxi Girl et Didier Super qui serait devenu subitement pertinent. Aux commandes bicéphales, on retrouve Poulpos, activiste impliqué (Clapo Festival, Bioblattes ; un quasi tribute band des Bérus) qui a chouiné un moment dans Quasiment Neuf et un picard clone de Guggi (Virgin Prunes) qui habite le sobre Electro Putasse.

Ce disque est un objet d’artisans, et aux clics, bleeps, et autres cuts, nous sommes attirés par l’aspect collage de leur musique. A l’instar d’un M/A/R/R/S ou Negativland, on sent la transpiration et on voit la sueur qui dégouline des doigts pour faire de beaux ensembles. Colle, papier, ciseaux. Ils ont beau ne pas aimer les petits chiens, ils assurent dans les jappements judicieux. Je vous vois venir sur l’aspect résolument passéiste de l’ensemble. Détrompez-vous, cette plaque est bien moderne, bien ancrée dans la réalité. La dure réalité des textes, des pensées nues qui les accompagnent. Il y’a vingt ans Les Tétines Noires nous offraient le même topo avec Fauvisme et Pense-bête.
Déroutant.

Tracklist : Contrôle – la tête à ton chien – Gros Léon – Nisht – y’a rien entre toi et moi – paëlla – International 7 –la danse – petit nuage - Ôm
L'album Cheval 2 3 est disponible ici


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