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lundi 27 juin 2011

Surligné trois fois ! BERLINE 0.33 "Planned Obsolescence"


BERLINE 0.33 c’est d’abord l’histoire d’un coup de cœur, un buzz aussi. Le groupe nous a jeté en pâture un trois titres noisy, toute gouaille new-wave devant. Dans le petit monde de notre chère blogosphère, de Rennes à Paris en passant par Bayonne et Mouscron, les potards sont dans le rouge en cette fin d’année 2010. Les basses de « Flying above Scarecrow » tabassent méticuleusement pendant qu’Emilie (Claire !) nous emmène loin dans nos souvenirs chaussés de creepers. Les concerts s’enchaînent et bien avant juillet les lillois empilent les kilomètres de leur Tour de France. On oubliera presque que le jeune combo a déjà essuyé le plancher pour Killing Joke. Tout a l’air de s’imbriquer de la meilleure des manières, le tout dans un esprit résolument indépendant. Le groupe fait l’événement et il faut bien avouer que c’est mérité lorsque l’on se plonge dans ce premier album.

Planned Obsolescence regorge de riffs rageurs, c’est la première impression qui subsiste après une écoute. Déjà une érosion de la fronde new-wave ? Ah ça a été, peut-être, le tort dans le chef de certains chroniqueurs quarantenaires, de s’emballer sur un son si spécifique à l’écoute de l’épouvantail initial. S’emballer et se voir en pleine bourre de nostalgie, du – t’as vu que c’était mieux avant- . Les Berline (ça, ça va devenir un gimmick, désolé hein !) ont la bonne idée de ne proposer aucun des titres déjà connus, du coup, si les ambiances changent, elles s’enracinent. Dire que le groupe frappe un grand coup avec ce premier grand format n’est pas usurpé. Une qualité dans les compositions pour un post-punk franc du collier, de la place suffisante pour qu’Emilie puisse déployer son registre bien particulier et aisément reconnaissable dans toute son amplitude. Le tandem Janney/Temple a bien marqué les esprits chez les nordistes, de même que le envolées bruitistes de Th’Faith Healers. Un goût des nineties dans cette plaque ? Certes… mais pas dans les sillons creusés et maintes fois retournés, ici on parcourt plus volontiers les chemins ombragés et mangés par la nature. La plaque comporte son lot de titres forts. L’introductif « Guardian of Trash » en coup de boule d’usage, plus loin la raclée avec le duo barre à mines « Socialite » - « Swedish Kids ». Ils se permettent de retourner le dancefloor avec le synthé mongoloïde d’"Untouchable", le tout right in ya face. Sans le savoir, « Angst » est un des grands titres que l’on peut retrouver dans cette veine sombre et percutante du post-punk, un modèle du genre. J’ai beau l’écouter dans toutes les conditions et à tous les niveaux d’humeur, cet album ne me lâche pas. Le pire c’est que je ne vous parle même pas de « Painkillers and Neonlightning », la bombe spontanée bien nichée dans l’ensemble, chez Universal Market, ils appellent ça le single-qui-tue-sa-mère.

Berline 033 sort un grand disque, taillé pour les amateurs et les connaisseurs. Un rien élitiste, l’album a toutes les vertus nécessaires et le groupe la fougue à vif pour bien l’imposer. GRAND.

BUY or DIE !






Tracklist :
Guardian of trash Checkpoint Painkillers and neonlighting Socialite Swedish kids Untouchable Angst Company Anaesthesia








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