
Pour cette fin d'année, Never Scene nous offre une mise à jour riche en vidéos! (live bien sur)
A voir ce mois-ci:
"EN MUSIQUE, ON AIME A PEU PRES TOUT MAIS PAS N'IMPORTE QUOI."




























Martin & Dubois + Guests -
A la Luna Negra à Bayonne
21H
7€ /4€
Comuniqué de la Souche Rock
"LaSoucheRock reçoit Martin et Dubois, samedi 13 Décembre à la Luna Negra (Bayonne). Ce duo guitare batterie, qui a il y a peu a sorti un album d'excellente facture chez le non moins excellent label DV's Records. Si les morceaux étonnent par la maturité des compositions, la finesse des arrangements et la puissance du jeu, c'est en LIVE qu'à mon sens ils prennent toute leur dimension. Un concert atypique, loin du rock mtv, près d'une danse epileptique Martin et Dubois transcende (comme ça c'est dit; et paf) la formule duo guitare batterie, avec l'utilisation judicieuse de samples et des rythmiques aux petit oignons : du rock instrumental, du très bon.
rendez vous à la luna, donc avec en prime une première partie locale dénichée par vos serviteurs..."
Martin et Dubois
MP3:martin & dubois - Galoppe
MP3:martin et dubois - Big Chill
Website: http://martinetduboisweb.free.fr/
MySpacepage: http://www.myspace.com/martinetduboisnoise
Label: http://www.dvsrecords.org/
La Souche Rock: http://www.myspace.com/lasoucherock

Pas mal de concerts en ce moment a Pau, cette fois encore c'est le collectif A Tant Rêver Du roi et la Centrifugeuse qui copinent pour une soirée du plus bon goût. Le jeudi 11 décembre verra le live de Zëro (ex Bästard, faut il encore le préciser?) Sibyl vane de Toulouse et solanums de pau.
Vous mélangez tout ça et vous obtenez une bien belle soirée.
A la Maison de l’étudiant (MDE) – 21h! - 5€
T.
ZËRO (Noise Rock Electro/ Ici D’ailleurs - Lyon)
Zëro - Luna park live from icidailleurs on Vimeo.
http://www.myspace.com/zeromusik
SIBYL VANE (Indie Rock – Pop Poison / Pau)
Compilation "Bring It Back Home ! "
2008 - ATRDR
Nombre de titres: 29
Digipack dorure à chaud - Mini Cd 8cm MP3 / Ed.lim. 100ex
Graphisme - Le_renard
Titres :
1 - Sibyl Vane 2003 - Prêt à Porter
2 - Sibyl Vane 2005 - Paradoxes
3 - Sibyl Vane 2008 - The Locked Suitcase
4 - Sibyl Vane - Covers
MP3: sibyl vane - The Fox & The Lizard

Un nom royal, un lieu culte, pour 1 hr 16 min de concert exceptionnel de Ravi Coltrane quartet.
Une grosse mixtape pour ce premier week-end de décembre, tous extraits du Ghetto Recorders studios de Jim Diamond (White Stripes, Dirtbombs) de cette bonne vielle ville de Detroit, donc forcement très rock'n'roll. A noter que l'on y trouve nos Frenchies the Holy Curse pour un superbe "Another Time", le plus australien des groupes parisiens, Superbe!!!.
On avait déja loupé les américains de Mahjongg lors de leur première venue à Bordeaux, leur préferant alors la quiétude d’un dimanche soir fort casanier.
Mais pas de souci , l’asso « Let’s panic later » avait pris le soin de les reprogrammer et qui plus est une veille de jour férié. Une bonne raison que de sortir en ce lundi soir pour aller s'eclater les mirettes et les oreilles et s'eclaircir le gosier.
Un jour férié, une toute jeune asso musicale qui enchaine les concerts avec dynamisme et brio, un bouche à l’oreille qui avait bien fonctionné suite à une prestation il y a moins d’un mois au même endroit, des locaux ( Lispector et THE ) qui étaient attendus par nombreux amis et fans … Il n’en fallait pas moins pour remplir la cave du Saint Ex en ce lundi soir.
A peine le temps d’engloutir une bière, de serrer quelques mains, que Lispector a déjà attaqué.
Configuration très minimaliste pour ce one woman band qui bricole une pop somme toute assez inventive. C’est donc armée d’une baguette, d'un tom et d’un séquenceur que Lispector nous delivrera six petites chansons subtiles. Tout l'ensemble confèrant à la chose une pudeur et une candeur qui semblent convenir à merveille à la chanteuse tout juste entré sur scène.
On a alors droit à un exercice de pop très aérienne et vaporeuse accompagnée d’un groove lanscinant et sombre à souhait. On restera au final avec l’impression et le sentiment d’avoir vu une musicienne très touchante de timidité et entendu flotter une pop mélodique et bancale, froide comme du Portishead et naive comme du Tender Forever.
On avait déjà vu les THE pour ce qui était me semble t’il un de leurs premiers concerts en Septembre dernier et c’est donc tout impatient qu’on attendait de revoir ce quatuor bordelais. Un quatuor aux accents de « super groupe » puisqu’y officient un Hot Flower et un Samba Wallace aux guitares, le batteur d’un feu mais au combien majeur duo rock bordelais (Stef et Arno) et un ex fermier des Mylène au chant …. Quelle claque mes amis ! Quelle expression triviale et peu imagée pour rendre compte d’un concert d’une finesse pourtant impecable. Ah vous m’entendez parler de finesse et vous vous dites de suite qu’il va surement être question d’une belle voix bien posée et d’accords harmonieux et mélodiques. Point du tout, ce soir la il était juste question de rock tendu et racé et d’instruments libérés. Dès la fin du premier morceau, l’ambiance était posée et ne quittera plus la salle jusqu’à ce que résonne le dernier « poum tchak » de la batterie. On pense à pas mal de choses en se prenant dans la gueule cet ovni là ( Arab on radar, Warsaw…) mais ce qui frappe c’est le côté « transe » de leur post punk. Une batterire complétement furax qui martèle le rythme, une voix qui scande et psalmodie plus qu’elle ne chante et des guitares qui lascèrent le tout, voilà d’ou les THE pourraient tirer ce qualificatif transe-post punk. En tout cas ce fut une bonne grosse demie heure d’un son vicieux, rugueux mais o combien addictif. Il suffisait pour s’en assurer de regarder les premiers rangs, tous les yeux dans le vague ou fixés sur les pieds et le corps s’agitant frénétiquement dans tous les sens. Quand je vous disais qu’il était question de transe dans cette musique là. Pour le dernier morceau, c’est batterie dans la salle que les THE nous ont balancé en pleine face 5 bonnes minutes d’un brulot rock noisy durant lequel chanteur et guitaristes ont fini presque à terre, comme assommés par l’électricité qu’ils venaient de délivrer. En tout cas ces THE sont bien les nouveaux chamans de la rentrée musicale bordelaise. Un groupe aussi dense et depouillé dans le detail que tenu et cohérent dans la globalite de la performance live.
A peine le temps de se remettre que la communaute chicagoanne d'inspiration tres funky (à savoir les Mahjongg) a déja installé tout son materiel. Je jette un coup d'oeil plus attentif au par terre d'instruments qui jonchent la scene et je me rends compte qu'une fois de plus pour cette soirée le rythme risque fort d'être au centre des debats. En effet c'est pas moins de trois batteries ou organes apparentés qui se bousculent sur scène. Entre 2 bières et en reluquant la trombine des gaziers ( entre néo baba cool et geek échappé d'une école d'informatique ) je me dis vite que ca sent le live foutraque a plein nez. Foutraque, sans aucun doute mais alors fort jubilatoire. Machines et homme réglés au millimètre, le son prend vite une ampleur assez énorme dans la cave. La musique est assez élaborée et ce qui pourrait passer pour des musiciens s'essayant à trop de styles differents n'est en fait qu'une bande d'artisans chevronnés et multi-instrumentistes. On s’échange les instruments, on se relaye au chant, on passe allègrement et avec une facilité déconcertante du funk au rock en passant par l’afrobeat ou même par l’exercice de style new wave ou électronique. Une errance musicale et un affranchissement des styles qui ne s’est jamais réellement perdu et qui a su garder du sens et du corps jusqu’à la fin. Le public est aux anges face à une telle débauche d’inventivité musicale et les 5 de Chicago ont ce soir porté haut l’étendard du « tropicalisme musical industriel ». On en retiendra en tout cas une musique répétitive mais bancale, industrielle mais o combien chaude et des rythmes effrénés.
C’est donc les mains dans les poches, le cœur léger et heureux et rempli de percussions en tout genre que l’on quittera la cave du Saint Ex ce soir.
S.B.



